Friedrich Hölderlin

par | 11 Nov 2015 | Je suis d'ailleurs | 0 commentaires

Abandonné, face aux intempéries, il gît là. Il a petite mine, en écho avec mon état d’âme.

Je m’approche, m’assieds sur le banc. Un rayon de soleil vient me réchauffer, me ramène à la réalité.

Je tourne mon regard vers mon compagnon d’infortune. Lui, qui se manifeste avec une tranquillité désarmante. Je me saisis de lui, furtivement, avec dextérité, tel une ‘snipeuse’ embusquée. Je ris, toute seule, sur mon banc, dans ce square déserté à l’automne.

Et alors que je ris, une joie immense me ravit le cœur, je ris de plus en plus belle.

Je ris, je ris, je ris, je hoquette. Personne n’a rien vu ! Je suis un peu folle, folle idéaliste, folle romantique.

Je lève la tête et observe le ciel gris, gris de gris, gris Paris.

Je t’aime Paris, même en gris.

Mon regard se pose à nouveau sur le livre, toujours tranquille, lové dans mes mains.

Je l’ouvre délicatement, trésor, précieux, unique.

C’est alors que je découvre les Odes, Elégies, Hymnes. Il s’appelait Hӧlderlin, Friedrich Hӧlderlin.